05 juillet 2011

Sauve : La Rosalie dans les cerisiers

 

Sauve

 

Sauve où la vraie gardoise. Coincée entre les  Cévennes et garrigues, entre religions protestante et catholique, entre industrie agricole et textile, la cité est en quelque sorte une synthèse des différentes influences culturelles du département.

Alors certes, le village ne connaît plus son lustre d’antan mais regorge d’une histoire riche.

Riche c’est toute la région qui l’était il y a encore une cinquantaine d’années, faut dire que Sauve était le départ d’une « route de la soie » gardoise. Car de Sauve au Vigan en passant par Saint-Hippolyte du Fort et Ganges, l’industrie textile était massivement implantée dans les Cévennes, les tanneries, draperies, soieries, bonneteries et autres  fabriquant de galoches avaient de partout, pignon sur rue.

Et le chemin de fer qui reliait toutes ces communes entre elles jusqu’à Nîmes, ville du jean, dessinait un axe fort du textile Français.

 

Ajouté à cela l’exploitation des  mines de métaux dans les alentours, la viticulture, l’oléiculture, les scieries et à Sauve la culture des cerises et des micocouliers pour la fabrique de fourches, le chemin de fer tenait une place prépondérante dans les activités marchandes de la cité et de la région.

D’ailleurs lorsqu’en 1968 le trafic de voyageurs fut suspendu, la ligne Nîmes/ Le Vigan continua tout de même son activité fret. Mais la concurrence routière qui dés 1952 demandait 350 francs de moins sur le trajet (Vie du Rail n°354), les nombreuses délocalisations d’industries et autres exodes ruraux eurent raison de l’histoire de cette ligne dont le coup de grâce fut porté avec les terribles  inondations du 3 Octobre 1988.

 

Les anciens de la région préfèreront se souvenir de ce train qui l’été déclenchait des incendies à chaque coup de freins qu’il donnait le long des 93 km de la ligne.

A Sauve, on a un peu oublié toutes ces histoire et l’on préfère célébrer en chaque fin de mois de Mai la cerise et les fourches, se rappeler que Georges Lautner y tourna un film, la Maison Assassinée et qu’Henri Théodore Sivel y naquit. Le célèbre aéronaute fut le recordman d’altitude et de durée de vol en ballon. Sa maison natale, le Mas Pigné, trône encore à l’entrée de la cité Gardoise. Demeure dans laquelle il fit construire son fameux ballon le Zénith. Zénith à plus d’un titre puisque l’engin monta, le 15 Avril 1874, à la hauteur de 8600m d’où Sivel ne redescendit jamais vivant, mais qui le consacra pour l’éternité  dans l’histoire de l’aéronautique.

L’éternité l’ancienne voie ferrée y touche peut-être depuis qu’elle a été concédée au Conseil Général du Gard, qui petit à petit transforme le tracé en voie verte et la gare de Sauve en dépôt pour les rosalies.

 Sauve_2

 

Rosalie, Rosalie dans quel état…

Rosalie, Rosalie - Oh
Rosalie, Rosalie - Ah

Posté par Myltiad à 19:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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