14 novembre 2012

Evires et sans indemnités

    Un coup de sifflet sourd et lointain, deux feux blancs qui apparaissent dans un tunnel, des arbres qui s'agitent à la sortie, un passage à niveau qui hurle puis qui se ferme, un nouveau coup de sifflet, un bruit d'aiguillage puis un autorail qui déboule de nulle-part à 90kmh. S'ensuit un défilé de train baigné dans un effet de souffle à l'odeur de traverses et de ballast mouillés. Le regard professionnel d'un chef de gare avant une marche lente vers le petit poste d'aiguillage. Coup d’œil à la queue du train,... [Lire la suite]
Posté par Claudiu Sekeru à 19:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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18 septembre 2011

Létrade

  (Le bâtiment voyageur de Létrade vu depuis la cour voyageur) Létrade. Les traders font la gueule. Les traditions se perdent. Juillet 2010, au volant de ma petite voiture citadine, je traverse tranquillement la France d'Est en Ouest désertant le réseau autoroutier. La route nationale vient de me faire pénétrer en Creuse depuis quelques minutes quand un panneau familier de passage à niveau m'alerte. Nous traversons alors Létrade, petit panneau noir, écriture blanche symbole d'un lieu-dit plutôt que d'une commune. ... [Lire la suite]
Posté par Claudiu Sekeru à 02:36 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
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19 août 2010

Mieux vaut Reignier qu' Etrembières!

(Bv de Reignier vu direction Annemasse)     Reignier, La gare de triage, Les voyageurs sans bagages. Ici j’ai commis tous les sévices, Sur les quais et la voie de service.   Avec un peu d’imagination, nous pouvons penser que c’est en ces termes que le Général De Gaulle, alors Président de la République, s’exprima lorsque son train stationna sur la voie 4 de la gare de Reignier. Mais à dire vrai, ces mots sont ceux de l’ancien chef de gare parti loin depuis. Celui-là même qui ne supporta pas le vent local et... [Lire la suite]
Posté par Myltiad à 17:20 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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24 mars 2010

Pyrimont-Chanay: la grande dépression

  (Pyrimont février 2010, la direction de Bellegarde est au fond)   J’ai souvent envié les personnes ayant le courage de faire hara-kiri, de mettre fin à leurs jours, de se passer la corde au cou, de sauter dans le vide, d’avoir la liberté de ne plus jamais s'engager, en rien. Mais j’ai toujours été retenu par une peur inamovible. Aujourd’hui tout est différent, je passe le cap, j’ose enfin, c’est terminé, je suis en gare de Pyrimont-Chanay. Une usine au loin crache une odeur d’asphalte, les herbes sont jaunies, les... [Lire la suite]